Jeudi Saint

29 MAR

La messe In Cena Domini sera célébrée à 19h30. La célébration eucharistique se poursuivra par l’adoration eucharistique silencieuse jusqu’à minuit.

Que notre seule fierté soit la croix de notre Seigneur Jésus Christ. En lui, nous avons le salut, la vie et la résurrection, par lui, nous sommes sauvés et délivrés.

Reposoir 2009
Reposoir 2009

C’est pour le fidèle du Christ et pour tout le peuple de Dieu un besoin du cœur que de suivre chaque année, durant les jours de la Pâque, les événements de la passion de Jésus rapportés par les évangiles. Du repas que le Seigneur prit avec ses disciples avant de souffrir jusqu’à son apparition aux mêmes disciples le dimanche suivant, toutes ses paroles, toutes ses actions — et avant tout sa mort et sa résurrection — sont porteuses de salut.

L’Église a toujours apporté un soin particulier à célébrer les trois jours « pendant lesquels le Christ a souffert, s’est reposé et est ressuscité » (saint Ambroise). Aussi le triduum pascal de la passion et de la résurrection du Seigneur brille-t-il comme le sommet de l’année liturgique. Commencé avec la messe du soir du jeudi saint, il s’achève le soir de Pâques, après avoir atteint ses heures les plus intenses dans la veillée de la Nuit sainte, qui résume en elle toute la célébration de la Pâque du Christ.

Reposoir 2009
Reposoir 2009

Le Seigneur Jésus Christ est entré dans sa passion en prenant part avec les siens au repas pascal, dans lequel le peuple juif célébrait sa libération de l’oppresseur et son alliance avec Dieu. Mais le Christ a voulu faire de ce repas celui de l’alliance nouvelle conclue dans son sang. C’est pourquoi il a institué, sous les signes du pain rompu et de la coupe partagée, changés en son corps et en son sang, le mémorial du sacrifice qu’il offrirait le lendemain sur la croix.

Dans chaque messe nous renouvelons le repas du Seigneur en mémoire de lui, dans le souvenir de sa passion, l’attente de son retour et la joie de sa présence. Mais, le jeudi saint, l’évocation atteint au maximum d’intensité. Après l’homélie, l’évêque refait le geste qu’accomplit le Seigneur, en lavant les pieds de douze fidèles. Dans ce cadre, à cette heure, l’agenouillement de l’évêque devant son frère dit mieux qu’un long discours que le sacerdoce est un service. La messe achevée, chacun peut se pénétrer, dans l’adoration silencieuse du Saint-Sacrement, des ultimes confidences que le Seigneur fit aux siens avant d’entrer dans le jardin de Gethsémani, et surtout de son commandement suprême : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. »

(P. Jounel)