Dimanche des Rameaux et de la Passion

25 MAR

La bénédiction des rameaux, suivie de la procession jusqu’à la cathédrale, aura lieu dans la cour de l’évêché, à 9h40.

Hosanna au fils de David !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Hosanna au plus haut des cieux !

Pendant la Semaine sainte, la liturgie fait revivre jour après jour les derniers actes de la vie de Jésus, depuis le dimanche des Rameaux jusqu’au matin de Pâques. Tous les chrétiens sont invités en ces jours saints à participer plus intensément aux diverses célébrations, en priant pour que le mystère de la Rédemption opérée par le Christ pénètre plus profondément la pensée et l’action de l’Église.

L’Église commémore aujourd’hui le Christ Seigneur qui entre à Jérusalem pour accomplir son Mystère pascal (cf. Mt 21,9 cité ci-dessus). Le premier jour du Triduum pascal, le Vendredi saint, nous célébrons la passion du Seigneur. L’Église veut pourtant en lire le récit aujourd’hui dans l’assemblée dominicale, afin que la Croix du Christ domine toute la Semaine sainte.

La messe de la Passion est précédée par la procession des Rameaux. Jésus a voulu inaugurer sa Passion en projetant sur elle une lumière prophétique annonciatrice de sa victoire. C’est la raison de son entrée messianique dans la cité de David. En reprenant à leur compte les Hosanna que clamait la foule, les chrétiens proclament leur foi dans le Christ Maître souverain de la vie. Derrière la croix et derrière l’évêque, le peuple de Dieu entre solennellement dans la cathédrale où il va renouveler le sacrifice de la réconciliation avec Dieu. Mais cette procession est aussi l’expression de son espérance, car il se sait en marche vers la Jérusalem d’en haut.

La liturgie du dimanche de la Passion chante le triomphe messianique de Jésus, puis elle nous invite à le suivre dans ses humiliations. Celle de la Nuit pascale célébrera en Jésus Christ la victoire de la Vie sur la Mort, de la gloire sur l’anéantissement. Il faut avoir été ébloui par le Christ de gloire pour le suivre dans sa passion sans perdre pied ; il faut avoir communié à sa croix pour participer à sa vie. Toute la Semaine sainte tient dans ce double mouvement. Toute la vie de l’Église. Toute la vie du chrétien.