Départ de notre cérémoniaire épiscopal

A la fin de ce mois de novembre, le chanoine Eric Fallas a retrouvé son pays, le Costa Rica. C’est comme prêtre fidei donum qu’il exercera son ministère dans le diocèse, ’’son’’ diocèse de San José. Depuis 2003, année de son ordination, il était vicaire à la cathédrale Saint-Aubain. Il était aussi cérémoniaire, le maître des célébrations liturgiques épiscopales. Une mission que ce travailleur assidu, ce perfectionniste a mené avec toujours un même objectif : conduire chacun à Dieu par la beauté de la célébration.

Si le chanoine Fallas est connu de Messancy à Gembloux en passant par Couvin et Vielsalm, c’est pour ses fonctions de cérémoniaire. Tous ceux qui ont assisté à la cathédrale Saint-Aubain à une célébration en présence de l’évêque l’ont aperçu. A la gauche de l’évêque, un rien un retrait, concentré. Il avait l’œil à tout, sur tout. Les plus observateurs auront sans doute remarqué ses quelques mouvements de la main : son index pouvait se faire directif pour ’’rappeler à l’ordre’’ un acolyte un peu distrait, trop lent... Le tout en ayant discrètement un œil sur la montre.

Plus l’heure des ordinations, de la messe chrismale.... approchait plus son visage se fermait. Tendu, il n’avait qu’un souhait : que tout se passe au mieux. Et il en a connu des célébrations stressantes. On retiendra la messe d’adieu, en février 2010, de Mgr Léonard ; la messe de prise de possession du siège épiscopal, en juin 2010, de Mgr Vancottem ; les processions organisées par Mgr Léonard, entre 2005 et 2010, dans les rues de Namur, à l’occasion de la Fête Dieu...

Mgr Vancottem lui a adressé, en signe de remerciement, un très beau compliment : ’’Il m’a dit que mon service l’avait beaucoup aidé à prier lors des célébrations qu’il présidait. Il pouvait se contenter de se laisser guider, conduire.’’ Avec les années, une complicité s’est installée avec les acolytes principaux habitués à officier avec le cérémoniaire ou encore avec Grégory Decerf, le maître de chapelle. ’’Un regard suffisait pour faire démarrer les chanteurs de la maîtrise.’’

(Source : site du diocèse de Namur)