Vendredi Saint

30 MAR

Mgr Rémy Vancottem présidera l’office de la Passion à 19h30.

Ta croix, Seigneur, nous la vénérons,
et ta sainte résurrection, nous la chantons :
C’est par le bois de la croix
que la joie est venue sur le monde.

Le Vendredi saint est, pour les chrétiens du monde entier, un jour de jeûne : c’est le jeûne pascal, qui commémore la passion du Seigneur, et que l’Église nous conseille de poursuivre jusqu’à la Nuit sainte, où nous le romprons dans la joie.

Croix-reliquaire, Or, émaux, brillants et cristal, XVIe s., pied du XVIIe s.
Croix-reliquaire
Or, émaux, brillants et cristal, XVIe s., pied du XVIIe s.

Mais le Vendredi saint comporte aussi, dans l’après-midi ou la soirée, la célébration de la Passion du Seigneur. Le silence l’enveloppe comme l’écrin du cri poussé par le Christ : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L’office commence par une liturgie de la Parole, dont la lecture principale est le récit de la Passion selon saint Jean. La prière universelle est faite, après l’homélie, avec une solennité exceptionnelle, dans un souci de n’oublier personne, car le salut opéré par le sang rédempteur doit atteindre les extrémités de la terre.

La sainte Croix est ensuite proposée à la vénération de l’assemblée, puis prêtre et fidèles communient au corps du Christ. Plus que les humiliations de la Passion, c’est la gloire de la Croix qui éclate dans cette célébration, car l’Église ne commémore pas la mort du Seigneur sans faire mémoire, en même temps, de sa résurrection. Aussi les chants abondent-ils en acclamations au Christ vainqueur : « Ô Dieu saint, Ô Dieu fort, Ô Dieu immortel, prends pitié de nous » (Impropères). « Ta croix, Seigneur, nous la vénérons, et ta sainte résurrection, nous la chantons ; c’est par le bois de la croix que la joie est venue sur le monde » (Antienne).

(D’après P. Jounel.)