Ascension du Seigneur

10 MAI

Célébration eucharistique solennelle à 10h00

Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller au ciel.

L’ascension du Christ est intimement liée à sa résurrection, comme le souligne l’Évangile d’aujourd’hui. Sans s’astreindre à la chronologie des faits, ceux-ci ont le souci de rattacher le retour de Jésus vers son Père à l’événement pascal, en présentant la résurrection et l’Ascension comme un mouvement unique, qui emporte le Seigneur dans la gloire.

Mais, plus encore qu’un événement, la solennité de l’Ascension célèbre un mystère, celui de l’accomplissement de la Pâque dans le Corps total du Christ, chef et membres. En ce jour, le Christ « a fait entrer notre nature avec sa faiblesse dans la gloire de Dieu » (canon romain), il est « monté au ciel pour nous rendre participants de sa divinité » (deuxième préface de l’Ascension). La liturgie ne cesse de le redire en des termes où s’expriment tour à tour allégresse et action de grâce (prière d’ouverture), humilité et désir du ciel (prières sur les offrandes et après la communion). Mystère de gloire, l’Ascension n’est pas pour le Christ une évasion de notre condition humaine (première préface) : Jésus a promis aux siens de demeurer avec eux jusqu’à la fin du monde (antienne de la communion). De même la contemplation du ciel n’est pas pour les chrétiens une évasion : si les anges rappelent aux Apôtres que le Seigneur reviendra (antienne d’ouverture), c’est pour les renvoyer à leurs tâches, à la mission qu’ils ont reçue de témoigner de tout ce qu’ils ont vu.