Mission actuelle du Musée diocésain de Namur

Autel portatif
Bois-agathe, cuivre doré, ivoire de morse. Art rhénan ou mosan, XIe-XIIe siècle

La mission actuelle du Musée

Fidèle à son objectif de départ, le musée continue à accepter en dépôt des œuvres qui, laissées dans certaines églises et chapelles, courent de trop grands dangers. (Le musée a aussi reçu quelques objets insolites. Par exemple un notsuké japonais en buis, représentant un crâne, et qui figurait parmi les objets familiers de Monseigneur Belin. Ou encore un égouttoir à asperges, fine orfévrerie anglaise du XIXe siècle.) C’est ainsi qu’est arrivé au musée le trésor d’orfèvrerie de l’église Notre-Dame à Namur, fermée depuis vingt ans et n’yant plus aujourd’hui d’usage pour le culte. Lors de la vente du grand séminaire de Salzinnes (fin des années 1990) furent aussi récupérées quelques œuvres importantes, dont deux petits tableaux du début du XVIe siècle, que l’on peut rattacher à l’entourage de Thierry Bouts. Les demandes de mise en dépôt continuent à affluer, mais comme à beaucoup d’autres musées, namurois entre autres, se pose le problème des réserves et des conditions de conservations. Des traitements d’urgence seraient nécessaires et dépassent nos possibilités.

Constitué en ASBL depuis 1999, le musée diocésain a un urgent besoin d’être repensé dans son entièreté. Le conseil d’administration cherche les moyens de le garder en lien direct avec la cathédrale tout en améliorant la muséologie et l’accueil. Pour l’instant, les efforts, appuyés par des bénévoles, portent sur l’organisation d’événements destinés à le faire mieux connaître, à l’achèvement d’un inventaire systématique et à l’entretien des œuvres exposées, en donnant la priorité à celles, nombreuses, demandées en prêt pour des expositions. Le succès des visites guidées mensuelles de la cathédrale, du musée et de l’évêché est la preuve qu’il existe un intérêt du grand public. Encore faut-il ne pas le décevoir. Enfin, tout en insistant sur la grande qualité artistique des œuvres présentées, il ne faudrait pas se cantonner au passé mais s’ouvrir également à l’art sacré contemporain. Vaste programme s’il en est !