Intérieur de la Cathédrale de Namur

Le décor intérieur, tout en stuc, invite le fidèle à lever les yeux vers le ciel, là où il est attendu par la cohorte des anges, son séjour sur la terre n’étant qu’un passage plus ou moins austère.

Le jubé fut commandé beaucoup plus tard par Monseigneur Dehesselle à l’architecte namurois Balat, le buffet d’orgue étant du sculpteur Geerts qui réalisa la chaire de vérité.

Le choeur

Choeur vu depuis la tribune de l'orgue
Choeur vu depuis la tribune de l’orgue

Le chœur assez profond était réservé aux chanoines et aux officiants. Il était autrefois fermé par une grille en fer forgé de F. R. Michaux (1744) provenant de l’abbaye de Gembloux. Pour s’adapter à la nouvelle liturgie après Vatican II, la grille fut déplacée dans le bras droit du transept et le chœur ouvert pour faire place à un podium et un autel réalisés en 1967. À gauche de ce nouvel autel dessiné par Roger Bastin, s’impose par sa prestance l’aigle-lutrin en laiton du XVe siècle sur une base du XVIIIe, récupéré de l’ancienne collégiale Notre-Dame aujourd’hui disparue.

Le chœur est meublé de stalles Louis XV commandées en 1766 à des menuisiers namurois et décorées de six tableaux réalisés pour l’église Saint-Loup par Jacques Nicolaï de Dinant, frère Jésuite qui fut l’élève de Rubens.

Encadrant le maître-autel provenant de l’abbaye de La Ramée, avec un Christ en croix de l’abbaye de Villers-la-Ville et une Vierge de La Paix Notre-Dame, les statues de saint Pierre et de saint Paul attribuées à Luc Faid’herbe proviennent aussi de Floreffe. À gauche de l’autel, une copie du Calvaire de van Dijck conservée à Lille et à droite une réplique du Martyre de saint Blaise de Gaspard de Crayer conservé à Bruxelles. Les quatre tableaux du niveau supérieur sont de la main M.-L. Loder (1765-1770).

Le transept

Transept du côté de la Chapelle de la Vierge, Photographie de <a href="http://www.flickr.com/photos/pim78/sets/72157606910067935/" class="spip_out">Ayui Matsuoka</a>
Transept du côté de la Chapelle de la Vierge
Photographie de Ayui Matsuoka

Commandés pour le nouvel édifice et réalisés avant la Révolution, il convient de mentionner l’autel du Saint-Sacrement et celui de la Vierge et de Saint-Jean-Népomucène, les quatre grandes toiles du transept dues à Jacques Baudin de Fosses :

  • La Multiplication des pains
  • et L’Entrée du Christ à Jérusalem,
  • Le centurion
  • et La Pêche miraculeuse.

Dans les bras du transept se trouvent encore les mausolées de Monseigneur Pisani par Ph. Parmentier (1826) et de Monseigneur Dehesselle par Ch. Fraikin (1880) ainsi que celui en bronze de Monseigneur Heylen par Charles Leplae (1956).

Les quatre docteurs de l’Église, aux piliers de la croisée du transept sont de Laurent Delvaux et proviennent de Floreffe :

Les nefs latérales

, Photographie de <a href="http://www.flickr.com/photos/pim78/sets/72157606910067935/" class="spip_out">Ayui Matsuoka</a>
Photographie de Ayui Matsuoka

Les bas-côtés sont meublés de confessionnaux namurois surmontés de toiles dues à J. Nicolaï et à N. Roose.

Les nefs latérales sont chacunes dominées par un autel qui provient du mobilier de l’ancienne cathédrale :